28 km aujourd'hui, alternance pluie et soleil, comme hier. En chemin, elle s'est arrêtée pour comtempler (et filmer) ce petit veau qui venait de naitre. Oh, et elle a recontré un pèlerin de fer qui n'avait pas marché depuis un petit bout de temps car il sentait rouillé, parait-il.
Ce soir, pour souper, elle avait le choix entre les fameuses côtelettes de porc ou une omelette. Elle a choisi l'omelette: en fait il s'agissait d'une tortilla de patate. J'ai le sentiment qu'au retour à la maison, je ne pourrai pas lui offrir de lui faire une tortilla de patate.
Josée: dans 9 à 10 jours, je quitterai la côte pour piquer dans les terres vers Santiago...
Aujourd'hui, pas de nouvelles, sinon qu'elle a marché 13 km (une p'tite journée franchement!). Une courte vidéo, Vers Gijó
Elle dort ce soir au Boogalow Hostel,
un endroit qui parait vraiment bien, sur le bord de la plage.
PS: Comment prononcer Gijón.
Aujourd'hui 25 km par un temps maussade. Nous n'avons pas vraiment pu nous parler, elle m'a écrit qu'elle était fatiguée et qu'elle se couchait tôt ce soir (malgré les ronfleurs).
La photo de cet article a été prise hier, Josée avec un jeune homme en t-shirt sur lequel est écrit On a pleuré, on a vibré, on a gagné. Comme je n'ai pas pu parler à Josée, je ne sais qui c'est. Un joueur de foot?
Mise à jour (j'ai finalement eu l'information): Non... c'est un étudiant en médecine: Augustin. Il voyage avec un grand ami, Louis-Xavier, étudiant en ingénierie. Josée a fraternisé avec ces jeunes hommes et ils ont partagé un bon repas dans un restaurant où ils ont goûté à la cuisine Asturienne. En entrée, jambon Ibericó qui fond dans la bouche (ok je suis jaloux là), et comme plat principal, une escalope de porc farcie de jambon et fromage, cuit d'abord puis frit avec de la panure. Servi avec des frites graisseuses (bon, rien n'est parfait). Au dessert, une crème brûlée. On a déjà vu pire.
Alors, peu de détails mais on a droit à trois vidéos:
On n'a pas pu se parler aujourd'hui. Une marche de 23 km, avec beaucoup de montées. Je sais qu'elle couche à l'Albergue la Naranja.
Ayant peu de détails, voyons quelques vidéos. La deuxième vidéo est un assemblage de trois vidéos où Josée exprime une certaine, disons, lassitude de monter des côtes. On y entendra fréquemment une expression colorée de Josée...
Aujourd'hui, 24 km sous une belle température autour de 25° Elle avait prévue s'arrêter à Soto de Luina, mais elle a décidé d'aller un peu plus loin, vers une belle auberge: Albergue Novellana. Un très bel endroit, aménagé dans une ancienne gare de train.
Petite note: dans l'article précédent, la photo nous montre Josée avec une belle robe fleurie. Elle l'a acheté sur la plage il y a quelques jours car elle avait envie de porter quelque chose de colorée comme les Espagnoles. Cela lui va vraiment bien.
Josée nous offre un très beau tour de cette magnifique auberge. Je laisse Josée nous en faire la visite en images: Une ancienne gare de train.
Josée prévoyait se rendre à Canero, à l'hotel de la plage mais malheureusement tout était réservé. Elle s'est donc arrêtée à Querúas, à l'Albergue La Yalda. Querúas c'est un bled perdu où tout est fermé. Les supermarchés sont fermés et à l'auberge on n'offre pas de café, pas de thé, pas même une bouilloire pour faire chauffer de l'eau. Heureusement l'auberge est confortable et très propre. Et Josée est la seule pèlerine ce soir. Le déjeuner est inclus. Et le seul restaurant n'ouvre qu'à 20h. Mais... le souper a été satisfaisant: Une soupe de grosses binnes blanches avec chorizo, le clou du repas: savoureux, goûteux, typiquement Asturies; du poisson pané avec frites (+ ou - bon) et une tarte aux pommes délicieuse!
Josée raconte: Il pleuvait à boire debout il a plu toute la journée. Et j'ai sillonné pas mal de route goudronnée, mais à moment le chemin nous conduit dans une forêt. Et là, il y avait toute une atmosphère. Un panneau explicatif montrait les plans d'un ancien cimetière musulman, Moro de Barcia, construit en 1936, pour recueillir les restes des soldats musulmans qui avaient combattu avec Francesco Franco durant la guerre civile espagnole. Il est situé dans la municipalité de Valdes. Des arbres immenses abritent le cimetière. Il y règne une atmosphère bien particulière... Surtout que le tonnerre s'est mis de la partie alors que j'errais à l'intérieur des murailles. Un roulement sourd. Et la pluie qui tombait de plus en plus fort... Ce qui me surprenait, c'était l'étendue de ce cimetière. Il y avait différentes parties et de gros arbres avaient poussé à l'intérieur des murailles.
Courte vidéo, témoin de cette marche sous la pluie: Pluie... On reconnaitra une de ces expressions typique, ainsi que son rire contagieux, à la fin! En route, un petit arrêt bien mérité dans une pâtisserie alors que Josée est trempée jusqu'aux os.
Ce soir Josée couche à la Casa del Peregrino. Un commentaire d'une pèlerine qui a été hébergé à cet endroit, il y a neuf mois: Mercedes est exceptionnelle. Trés prévenante et parle français. Ça augure bien.